C’est aujourd’hui que Maripier Isabelle, présidente de la Commission-Jeunesse du PLQ, Émilie Nicolas responsable de la thématique et Jad Barsoum, président du comité organisateur du Congrès-Jeunes 2011, rendent publiques les propositions sur l’identité qui seront discutées lors de leur 29e Congrès-Jeunes annuel tenu les 12, 13 et 14 août, à l’Université Bishop’s de Sherbrooke.
Les militants se prononceront sur une vision du Québec adapté à l’ère de la mondialisation et des nouvelles technologies qui repose sur la diversité, l’ouverture et le dialogue. Concrètement, ils débattront de mesures visant à multiplier les échanges au sein de la fédération canadienne, à rendre la culture québécoise plus accessible, à harmoniser les relations interculturelles ainsi qu’à assurer une relève entrepreneuriale à l’économie québécoise.
Renforcer le Conseil de la fédération et réformer du Sénat canadien
Selon les jeunes libéraux, il faut s’assurer que la fédération canadienne en soit une de dialogue. Pour ce faire, ils proposent de renforcer le Conseil de la fédération pour qu’il puisse être utilisé à son plein potentiel. « En revoyant la structure du Conseil de la fédération afin d’assurer que son secrétariat soit un centre d’échanges quotidiens entre ses membres, nous favoriserons un dialogue plus soutenu et un meilleur transfert de connaissance tant au niveau interprovincial que provincial-fédéral », explique Maripier Isabelle. Dans le même esprit, ils demanderont que le Québec continue d’assumer le leadership au sein du Conseil de la Fédération en y proposant une réforme du Sénat qui reflète un fédéralisme du 21e siècle.
Faire la promotion d’une culture qui rayonne et nous rassemble
À la suite de leurs réflexions, les jeunes libéraux constatent qu’il est impératif de mieux outiller les nouveaux arrivants pour qu’ils puissent participer pleinement à la société québécoise. « Il faut cesser de voir l’intégration et la francisation en vases clos. Il est nécessaire de prendre une approche de francisation qui soit adaptée aux besoins des nouveaux arrivants ainsi qu’à leur réalité. C’est pour cette raison que nous proposons un assouplissement des critères d’admissibilité aux cours de français ainsi qu’une intégration des services de francisation dans les programmes d’aide aux devoirs », affirme Émilie Nicolas. Les jeunes libéraux jugent également que la maîtrise du français représente une nécessité afin de favoriser une participation des anglophones à la sphère publique québécoise. « Pour cette raison, nous proposons l’instauration de l’enseignement intensif du français dans les écoles anglophones du Québec en 6e année du primaire », poursuit Mme Nicolas.
Cette résolution est accompagnée d’une proposition demandant à l’Assemblée nationale d’adopter un projet de loi visant à clarifier les pratiques d’harmonisation interculturelle du Québec hors de la fonction publique, dans laquelle le concept d’interculturalisme serait défini. De plus, les jeunes libéraux proposent que l’adoption d’un tel projet de loi soit suivi de la création d’un Office québécois d’harmonisation interculturelle qui serait chargée d’appliquer ladite loi et de dépolitiser et de déjudiciariser la gestion de la diversité culturelle, répondant ainsi à une suggestion émise dans le rapport Bouchard-Taylor.
Se démarquer grâce au potentiel entrepreneurial québécois
«Afin que le Québec du 21e siècle soit calqué sur les ambitions des jeunes, ces derniers doivent devenir les architectes des créneaux d’excellence qui permettront de se démarquer sur la scène économique mondiale », affirme Maripier Isabelle. Les jeunes libéraux présentent ainsi une série de mesures afin de développer l’esprit entrepreneurial des jeunes, de faciliter le démarrage et le transfert d’entreprises, et de désinciter au démantèlement d’entreprises déjà existantes. « Nous voulons entre autres permettre aux jeunes de retirer leurs RÉERS afin d’accéder à la propriété d’une entreprise, comme ils peuvent le faire pour devenir propriétaires d’une maison », continue Mme Isabelle. Les jeunes libéraux souhaitent finalement promouvoir l’utilisation de la langue française dans le monde des affaires. « La langue française peut nous ouvrir un marché auquel personne d’autre n’a accès en Amérique du Nord. Nous voulons nous permettre de le conquérir en organisant, avant 2015, un forum économique mondial de la Francophonie, qui servira de vitrine à nos entrepreneurs, dans notre langue », enchaîne Mme Isabelle.
Le Congrès-Jeunes 2011
Cette plate-forme est issue des recommandations faites par les militants jeunes du PLQ lors de la tournée de consultation tenue cet été par la Commission-Jeunesse dans toutes les régions du Québec, sous le thème En lys pour se démarquer. «Les jeunes ont été nombreux à participer au processus de réflexion que la Commission-Jeunesse a mené cet été. Par les débats qui animeront la plénière du Congrès-Jeunes de cette fin de semaine, les jeunes libéraux sauront se doter d’une vision nouvelle de l’identité québécoise à l’image des ambitions de leur génération. Les résolutions adoptées pourront par la suite être présentées à l’ensemble des militants du PLQ», complète Jad Barsoum, président du comité organisateur du Congrès-Jeunes 2011.
Rappelons que la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec regroupe tous les membres jeunes du PLQ âgés entre seize et vingt-cinq ans. Elle détient le tiers des voix dans la plus haute instance décisionnelle du parti, ce qui en fait l’aile jeunesse ayant le plus grand pouvoir décisionnel au sein d’un parti politique au Canada.
Voici la thématique qui sera proposée aux jeunes libéraux lors du Congrès-Jeunes: Document thématique
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Renseignements:
Philip Proulx
Communications
Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec
438-881-7182