PREMIÈRE LIGNE : SANTÉ ET FAMILLE
Les dernières décennies ont vu évoluer à une vitesse fulgurante l’univers des soins de santé. Les technologies se sont affinées, nos connaissances ont explosé, l’utilisation des ressources est plus efficiente. Ces petites révolutions n’ont rien d’étranger à l’augmentation substantielle de l’espérance de vie des Québécois.
Malgré la bonne nouvelle que cela représente, le Québec possède la seconde population la plus vieillissante après le Japon, ce qui constitue un défi de taille pour notre réseau de soins de santé, sur lequel la demande s’accroît de façon continue. Conjuguée au renversement de la pyramide démographique, cette situation nécessite que l’on réfléchisse à l’organisation de notre réseau et que l’on se penche sur les façons d’optimiser l’utilisation des ressources qui sont allouées au premier poste de dépenses de l’État québécois. Paradoxalement, le Québec vit, depuis quelques années, un miniboom de naissances qui a suscité l’éclosion de nouveaux besoins chez les jeunes familles du Québec et l’émergence de politiques qui répondent à leurs besoins.
C’est pourquoi, la Commission-Jeunesse du PLQ croit à une meilleure affectation des ressources et du travail dans les milieux hospitaliers, de manière à réponde tant au vieillissement de la population, qu’aux soins des familles du Québec. Nous croyons en l’importance de revoir la façon dont nous allouons les budgets à l’intérieur du système de santé, afin de favoriser un mode dans lequel l’argent suit le patient. Les services doivent être rendus sur la base de la demande des ressources, et cet état de fait passe par une plus grande autonomie des centres de santé, qui — en contrepartie — devraient répondre à des attentes claires en matière de performance et de qualité des soins offerts.
L’urgence n’est d’ailleurs pas la solution aux problèmes de santé des Québécois. C’est pour cette raison que la Commission-Jeunesse opte pour une meilleure optimisation des ressources dans les visites des patients qui entraînera une diminution du risque de contagion. Nous nous sommes également penché sur l’importance pour le gouvernement de penser ces politiques sans oublier l’importance de la prévention, en favorisant de saines habitudes de vie dans toutes les strates de la population.
La valeur de justice sociale inspire non seulement notre vision d’un système de santé universel, mais également différentes politiques ciblées en lien avec les acteurs du monde de la santé. À titre d’exemple, nous jugeons que, par souci d’équité, qu’il n’est plus soutenable qu’Héma-Québec refuse les dons de produits sanguins et de tissus des hommes qui ont eu des rapports avec une personne du même sexe au cours des quatre dernières décennies.
La qualité de vie des familles québécoises est non seulement déterminée par leur état de santé, mais également par le soutien que leur offrent les politiques familiales québécoises. En ce sens, le gouvernement du Québec doit travailler à une harmonisation de ses politiques familiales de manière à assurer la pérennité de ses programmes à long terme. En outre, une réflexion sur le mode de financement du réseau des Centres de la petite enfance est essentielle afin d’assurer son avenir.
En somme, la Commission-Jeunesse articule sa réflexion autour d’une préoccupation centrale: la pérennité des services publics visant à assurer la santé des Québécois, et la qualité de vie de nos familles.