Montréal, le 20 avril – La Commission-Jeunesse du PLQ (CJPLQ) accueille avec exaspération les propos tenus par le Comité national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ) au sujet des audacieuses positions adoptées par les jeunes libéraux. »Ce que les jeunes détestent, ce sont les attaques faciles, les débats qui ne mènent nulle part et qui sont sans profondeur. Avez-vous entendu la position des jeunes péquistes en matière d’éducation? Ils n’en ont pas. Leur position en matière de finances publiques? Ils n’en ont pas. En matière d’environnement? Vous l’aurez deviné, ils n’en ont pas non plus. Mais pour se permettre de critiquer sans proposer, ah ça, ils ont une expertise là-dedans, il faut leur donner » a commenté Julien Gagnon, président de la CJ-PLQ.
Finances publiques
La CJPLQ est la seule aile jeunesse, au cours de la dernière année, à avoir déposé une plateforme complète et cohérente en matière de finances publiques. « Comment osent-ils parler d’intérêt de la jeunesse quand ils n’ont pas proposé une seule mesure pour l’avenir économique du Québec? », s’est questionné Julien Gagnon. Rappelons que Joseph Facal, ancien ministre des finances du Parti québécois, a récemment dit, au sujet du PQ et des opposants au budget : «On ne peut, d’un côté, déplorer l’état des finances publiques et, de l’autre, s’opposer à toutes les mesures proposées et sans dire comment on s’y serait pris soi-même. Faire croire qu’on peut redresser la situation sans demander des efforts à tous, ce n’est pas sérieux du tout.»
Éducation
En matière d’éducation, les jeunes libéraux ont adopté au dernier Conseil général du PLQ, tenu les 16,17 et 18 avril derniers, une position complète sur le financement universitaire qui permettra aux universités québécoises de se démarquer à l’échelle mondiale. À l’heure actuelle, le gouvernement québécois est celui qui, au Canada, subventionne le plus les universités, avec plus de 59% du financement total (contre 46,1% au Canada). C’est également au Québec que les frais de scolarité sont les plus faibles.
« Augmenter les frais de scolarité, oui ; par contre, il faut le faire en s’assurant que chaque jeune, peu importe son revenu ou celui de ses parents, peu importe ses intérêts, va avoir une place dans nos universités », a ajouté Julien Gagnon. Les jeunes libéraux proposent en effet la mesure du remboursement proportionnel au revenu post-études (RPR), qui permettrait aux étudiants de rembourser leurs frais de scolarité après leurs études, proportionnellement aux revenus qu’ils gagneraient alors. Ils proposent également une bonification du système des prêts et bourses pour améliorer la situation financière des étudiants au cours de leurs études. « Le gouvernement libéral a investi davantage que n’importe quel gouvernement péquiste qui a précédé. Ça, c’est faire de l’éducation une priorité. Ça, c’est penser à la jeunesse », a conclu Julien Gagnon.
Groupes jeunes
Les jeunes du PQ avançaient également que les jeunes libéraux faisaient marche seule par rapport aux autres groupes jeunes. « En parlant d’organismes jeunes, Nicolas Descroix, secrétaire général sortant de la FAECUM, s’est prononcé en faveur du dégel dans le Quartier libre, journal des étudiants de l’Université de Montréal. Dorothée Charest Belzile, nouvelle coordonnatrice aux affaires externes de la même association, a elle-même dit que le gel n’était pas une solution. En ce qui concerne le budget, Force Jeunesse, un autre organisme jeunes apartisan, a fortement applaudi les mesures du ministre Bachand. Nous, on est connectés et cohérents» a commenté Julien Gagnon.
« Quand les jeunes péquistes décideront de réfléchir et de sortir de leur rôle de sous-département de communications pour leur aile parlementaire, nous débattrons dans le respect et la cohérence avec eux. À ce moment-là, je crois qu’on contribuera mutuellement à vaincre le cynisme. J’espère qu’Alexandre Thériault-Marois arrivera à comprendre ces subtilités », a conclu Julien Gagnon.