La démocratie à l’ère du numérique

Comment les nouvelles technologies peuvent favoriser l’implication citoyenne


Dans de nombreux pays occidentaux, la démocratie traverse une crise profonde. Cette crise en est une de confiance et se traduit notamment par un cynisme marqué face à la politique et par l’émergence de divers mouvements et discours populistes. Les citoyens, n’ayant plus le sentiment d’être aux commandes de leurs institutions démocratiques, tendent à se désintéresser de la politique et à se tourner vers des discours simplistes promettant de tout régler en un tour de main, menant ainsi au désengagement citoyen. Bien évidemment, la société québécoise n’est pas à l’abri de cette réalité. Les taux de participation aux différentes élections sont un bon indicateur de cet éloignement croissant entre les citoyens et leur vie démocratique. Alors qu’environ une personne sur deux a voté aux élections municipales du 5 novembre 2017, le taux de participation aux élections provinciales de 2014 n’a été que de 71,43 %, soit 3,17 % de moins qu’en 2012. Malgré les sommes vertigineuses investies en campagnes de sensibilisation effectuées par le Directeur général des élections du Québec depuis des années, la situation ne fait qu’empirer. À la lumière de cette réalité omniprésente et grandement inquiétante, la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (CJPLQ) donne le signal d’alarme. Le Québec ne peut attendre l’avènement d’un Donald Trump local ou d’un Front national québécois pour agir.

En septembre 2017, lors du 5e Forum des idées pour le Québec, événement non partisan organisé par le Parti libéral du Québec (PLQ), la conférence du cofondateur du collectif français Démocratie Ouverte, Armel Le Coz, au sujet des différents moyens offerts par l’univers numérique permettant d’accroître, de faciliter et d’encourager la participation citoyenne à la vie démocratique, a particulièrement retenu l’attention des Jeunes libéraux.

Depuis l’avènement d’Internet, de la multiplication des réseaux sociaux et des progrès phénoménaux dans les secteurs des technologies de l’information et de la communication, la vaste majorité des domaines de notre société ont drastiquement évolué. Toutefois, ces technologies, ainsi que les avantages qu’elles procurent, tardent à être mises en place au sein de nos institutions démocratiques. En utilisant les nouvelles technologies, nous serons en mesure de faire participer davantage les citoyens lors de la rédaction de nos lois, d’augmenter la confiance de ceux-ci envers leurs institutions, de rendre le processus législatif plus transparent et finalement d’améliorer la qualité de nos lois grâce à une plus large consultation du public.

Dans ce mémoire, nous traiterons d’abord de l’état de notre démocratie et de notre système parlementaire en mettant l’accent sur les limitations qu’ils entraînent en ce qui a trait à la participation des citoyens. Dans un deuxième temps, il sera question de faire un recensement des principales technologies utilisées ailleurs dans le monde jumelant le numérique et la démocratie participative et des grands principes les entourant. Troisièmement, nous formulerons nos recommandations auprès du Gouvernement afin qu’il mette en place une plateforme numérique de démocratie participative permettant notamment aux citoyens de participer davantage au processus législatif. Quatrièmement, nous proposerons une façon d’instaurer un outil semblable au sein du PLQ afin de mieux prendre en compte l’opinion des militants. Finalement, nous nous attarderons à diverses mesures permettant d’améliorer notre démocratie, notamment en traitant de télétravail et de financement participatif pour nos projets publics.

Selon la CJPLQ, c’est par le numérique que la crise de la participation citoyenne pourra être contenue et éventuellement enrayée. C’est pour cela que les Jeunes libéraux demandent au Parti libéral du Québec d’inclure dans sa plateforme électorale de 2018 des mesures allant en ce sens.


Rédaction

Daren KingCoordonnateur aux Affaires politiques

Charles G. LachapelleCoordonnateur adjoint

Katherine MartinPrésidente régionale déléguée aux Affaires politiques

Ronny Al-NosirResponsable de la veille politique

Ana Luiza NicolaeResponsable aux affaires sociopolitiques

Kira CormierRédactrice

Jose Xavier GallienneRédacteur

Stéphane StrilPrésident de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec

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